La tristesse
La tristesse est surtout le fruit de la pensée.
Le sentiment de tristesse est provoqué par des sensations physiques que fait naître la pensée.
On dit que le sentiment de bonheur est équivalent à la sensation provoquée par la consommation d’un morceau de chocolat. Ce n’est pas loin de la vérité en fait.
Car tous nos sentiments naissent de nos pensées.
La tristesse n’est ni une finalité ni une utilité. C’est plutôt un signal de défaillance.
Si elle montre un manque, alors c’est notre manque de connaissance de notre lumière intérieure. Celle qui est la source de tout ce qui nous rend vivant.
Siddharta Gautama nous a transmis des moyens et des enseignements qui nous montrent que la tristesse est le fruit indicateur d’un déséquilibre.
Les choses que tu possède finissent par te posséder. Alors laisse les choses aller et venir selon leur gré.
Le poing fermé ne détient pas grand chose mais la main ouverte contient l’univers.
La tristesse est une fermeture sur soi. C un moment où le « JE » prédomine et se fait face à lui-même.
Dans la pratique, c’est tantôt une goutte d’eau glacée sur la main, tantôt une vague qui vous emporte et tente de nous noyer.
Mais si l’on accepte que la tristesse soit comme l’eau… Il faut laisser couler. Comme on ne peut retenir le sang qui s’écoule d’une plaie, il faut laisser échapper la tristesse.
Et il faut surtout, surtout l’empêcher de nous envahir intérieurement et d’imprégner tout notre être. Se battre pour l’empêcher de s’enraciner.
Ce qui enracine la tristesse, c’est la pensée. La pensée qui nous fait croire qu’une chose nous appartient… Que telle chose est meilleure qu’une autre… Que nos enfants, nos parents et tous ceux qu’on aime sont le coeur de nos vies et que sans eux, la vie s’arrête…
Nous sommes les artisans de nos maux. Et nous pouvons être les artisans de notre bonheur.
Le beau temps, la pluie, les « accidents » de la vie, le hasard, l’argent, le boulot, le train-train, les gosses, le stress, la vie… N’ont rien à voir avec notre équilibre. Rien.

